• Semaine de Solidarité avec le peuple SyrienHier jeudi 24 février, coup d'envoi de la semaine de solidarité avec le peuple Syrien, organisée par le collectif havrais "Solidarité Syrie", en partenariat avec l'association nationale Souria Houria (Syrie Liberté). Pour un coup d'envoi, c'est un coup de maître. Près de 200 personnes ont participé à la présentation des photographies, prises lors du siège d'Alep par Zakaria ABDELKAFI, militant du mouvement démocratique, photographe de terrain, correspondant de l’AFP à Alep de 2013 à 2015, venu lui même présenter ses clichés.

    Lors de cette soirée, 18 familles syriennes ont été parrainées par des parrains et marraines français-es. Ces parrainages ont pour but de favoriser le lien social et l'apprentissage de la langue françaises dont les familles sont demandeuses, certaines n'étant arrivées en France que quelques mois auparavant.

    La soirée s'est terminée par un repas, pour lequel les familles syriennes avaient préparé les mets salés, et les français-es les mets sucrés. Et le tout en musique.

    Le succès de cette soirée ne doit pas nous faire oublier que la semaine n'est pas terminée : voir le reste du programme dans l'article précédent

    Place à quelques photos (merci Jean et Mikaëlle). Celle que nous avons mise en vignette, prise sous la photo de Mandela, est on ne peut plus symbolique : "on continue ton combat" :

     

     


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  • Semaine Solidarité Syrie : tout le programme !Comme annoncé précédemment (voir précédent article), voici le programme complet de la semaine de solidarité avec la Syrie, organisée par le collectif havrais "Solidarité Syrie"(1), en partenariat avec l'association Souria Houria

    Vendredi 24 février 17h00 : Maison des Syndicats (Franklin) : RENCONTRE avec Zakaria ABDELKAFI, militant du mouvement démocratique, photographe de terrain, correspondant de l’AFP à Alep de 2013 à 2015. Il exposera, jusqu'au 1er mars inclus, dans le hall de Franklin, onze de ses clichés en grand format.

    Vendredi 24 février à partir de 18h30 : Maison des syndicats (salle 8) : Soirée rencontre avec les migrants arrivés au Havre, organisée en commun avec le collectif havrais de soutien aux migrants : repas convivial et parrainages de familles syriennes. Avec la participation des Josettes Rouges, de Trio Ghani et du musicien kurde irakien Yacob Ahmad.  L'entrée est libre, mais une inscription préalable auprès du collectif est demandée, pour faciliter l'organisation : merci d'envoyer un courriel.

    Mercredi 1er mars 18h00 : Université du Havre-Normandie, amphi 2 de l'UFR des affaires internationales : RENCONTRE-DEBAT autour du CONFLIT SYRIEN animée par Marc HAKIM, de l’association Souria Houria, co-auteur du site « le conflit syrien pour les nuls », et Gaith AL SHURBAJI, Militant du mouvement démocratique, activiste de Daraya, co-auteur du livre « Sur la révolution syrienne ». Ce livre parait ces jours-ci et sera en vente à l'occasion de cette rencontre.

    Jeudi 2 mars 18h00 : Maison des syndicats :TÉMOIGNAGES DE SYRIENS DU HAVRE. Rencontre avec les familles syriennes réfugiées au Havre, autour de témoignages oraux et photographiques.

    Vous pouvez télécharger la plaquette de présentation, et la diffuser largement autour de vous  :

    Semaine Solidarité Syrie : tout le programme !

    Le collectif a encore besoin de volontaires pour les parrainages de familles syriennes. Afin de pouvoir préparer ces parrainages dans les meilleures conditions, merci aux intéressé-e-s de bien vouloir remplir et renvoyer vos coordonnées à l'adresse figurant sur ce document d'information. La date limite est repoussée au 23 février.

    Pour mémoire, rappelons également qu'un rassemblement de soutien au peuple syrien est toujours organisé les samedi après-midi à 15h, sur la parvis sud de la zac Coty.

    (1) Le « Collectif Solidarité Syrie » du Havre, constitué fin 2016, rassemble des citoyens, des associations, des syndicats, des organisations politiques, solidaires du peuple syrien, mais aussi des peuples kurde, irakien et yéménite.
    Pour une paix durable, il se prononce pour :

    • l'arrêt total des bombardements et des combats,
    • le retrait de tous les groupes armés étrangers de Syrie,
    • le désarmement complet de tous les belligérants,
    • l'organisation de négociations avec l'objectif de satisfaire les revendications premières de ces peuples : liberté et démocratie. libre circulation de l’aide humanitaire en Syrie, au Yémen et en Irak,
    • l'accroissement de l’aide aux réfugiés y compris pour leur accueil tel que demandé dès septembre par le représentant de l’ONU.
    • la condamnation des crimes de guerre commis tant par les dictateurs au pouvoir que par les groupes terroristes Daech, Al-Nosra, El-Qaïda.

    En sont membres : Amnesty International (groupe du Havre) / le Mouvement de la Paix du Havre / Femmes solidaires (Le Havre) / Solidaires ! / le NPA / Ensemble ! / l’AHSETI / « On en a gros ! » / l’AFPS / RESF / UL CGT du Havre / le PCF / la LDH (Section du Havre) / la FSU / l’ARAC / …


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  • Migrants mineurs isolés et réfugiés syriens : les actions de la semaineDeux collectifs se sont créés au Havre ces derniers mois : l'un, après le démantèlement de Calais, pour venir en soutien aux migrants, avec ou sans papiers, mineurs ou non, qui pour la plupart désirent passer en Grand-Bretagne et qui se retrouvent bloqués au Havre. L'autre, pendant le siège d'Alep, a été créé pour venir en aide aux familles réfugiées syriennes.

    Pourquoi deux collectifs ? Parce que les problématiques sont différentes : les syrien-ne-s ont le statut de réfugié-e-s, et sont surtout demandeur-euse-s de lien social, ou d'apprentissage de la langue française. Les migrants en provenance de Calais ou du campement de Stalingrad, ne désirent pas forcément rester en France. Parmi eux, beaucoup de mineurs désiraient pour la plupart profiter des promesses d'ouverture de la frontière anglaise qui leur avaient été faites au moment du démantèlement de Calais. Promesses qui ont vite été oubliées. Certains sont alors repartis vers Calais ou d'autre points de passages, d'autres sont restés, hébergés dans des conditions indignes au foyer de La Pommeraie, quand il n'ont pas été tout simplement mis à la rue, après que l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) les ait déclarés majeurs, suite à des tests et entretiens aux résultats contestables. Il n'est pas question pour nous de remettre en cause le travail des travailleurs-eues sociaux-ales concerné-e-s, souvent en sous-effectif, mais de dénoncer ce que l'état leur demande de faire pour pallier le manque de places.

    Ces deux collectifs, qui feront régulièrement des actions en commun, sont très actifs. Nous nous faisons donc ici le relai des actions planifiées pour les jours qui viennent :

    Mercredi 8 février à 15h : Rassemblement devant les locaux de l'ASE, car il est impensable de laisser des mineurs à la rue, d'où qu'ils viennent.

    Migrants mineurs isolés et réfugiés syriens : les actions de la semaine

    Samedi 11 février à 15h : Rassemblement sur le parvis sud de la ZAC Coty, car des militants associatifs qui ne font que venir en aide à des personnes en situation de très grande précarité, victimes de décisions dangereuses, violentes, voire inhumaines, se retrouvent aujourd’hui face à la justice. Nous rappellerons à cette occasion que "la solidarité n'est pas un délit". Voir le tract d'appel à ce rassemblement.  

    Samedi 11 février à 15h : Au même endroit, comme tous les samedis, rassemblement de soutien aux réfugié-e-s syrien-ne-s. (Voir notre précédent article sur notre blog).

    Avant le vendredi 17 février : Afin de renforcer le lien social avec les familles syriennes, le collectif "solidarité Syrie" souhaite organiser, à l'occasion de la semaine de solidarité qui sera ouverte le 24 février, des parrainages. Pour ce faire, il faut des parrains et des marraines ! Vous trouverez sous ce lien toutes les informations nécessaires (en format "doc" afin que vous puissiez remplir le formulaire directement) : comment vous inscrire, et en quoi ça consiste. Bien entendu, vous pourrez encore vous porter volontaire après le 17 février, mais le collectif aimerait avoir une idée du nombre de volontaires avant la conférence de presse prévue le 20.

    crédit photo : Paris-Normandie, article du 03/02/2017


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  • Halte aux massacre en Syrieil y a environ un mois, un collectif(1) de soutien au peuple syrien s'est formé au Havre :

    D'une part dénoncer les massacres en Syrie et interpeller les gouvernements et l'ONU pour que les peuples engagés dans les conflits en Syrie et au Yémen puissent trouver eux-mêmes une solution au conflit. Les processus révolutionnaires de 2011 en Syrie et au Yémen ne réclamaient que la liberté et la démocratie, et n'ont jamais voulu la guerre qui leur a été imposée par leurs gouvernements.  Ceux-ci sont donc illégitimes pour s'assoir aujourd'hui autour d'une table de négociations. Ne sont d'ailleurs pas plus légitimes les Poutine, Erdogan ou les gouvernements occidentaux. Ceux-ci, en raison de leurs ventes d'armes (en 2016, 40% des ventes d'armes de la France ont été à destination du Moyen-Orient), portent une part de responsabilité du chaos actuel. Rappelons également que c'est le 16 mai 1916 que la France et la Grande-Bretagne, dès avant la victoire, ont signé, avec les accords Sykes-Picot, le dépeçage de l'empire Ottoman et son découpage en zones d'influences sans tenir compte le moins du monde des désirs des peuples de ces régions. Cela fait donc 100 ans que les occidentaux ont bouté le feu au Moyen-Orient.

    D'autre part, pour venir en aide, avec nos moyens, aux familles de réfugié-e-s Syriens du Havre. Celles-ci sont surtout demandeuses de lien social ainsi que de pouvoir apprendre la langue française. Celle-ci pouvant aussi s'apprendre grâce à celui-là.

    C'est pourquoi, pour agir de front sur ces deux points, plusieurs actions ont été décidées, certaines étant déjà commencées depuis décembre :

    1. tous les samedi, un rassemblement est appelé à 15h, parvis sud de la Zac Coty, afin que les familles syriennes puissent se rencontrer et rencontrer des français-es.
    2. c'est aussi l'occasion de distribuer, pour informer et sensibiliser la population, des tracts explicatifs (ici, le premier tract du collectif), et de faire signer une pétition.
    3. Il a été décidé l'organisation d'une "semaine de solidarité avec la Syrie", du 24 février au 3 mars. Des informations plus détaillées seront données ultérieurement. Retenez néanmoins d'ores et déjà que :
      • le coup d'envoi en sera donné par une soirée conviviale à Franklin, le 24 février à partir de 17h, avec une exposition fournie par Souria Houria(2) (Syrie Liberté), des témoignages de réfugié-e-s, et un repas partagé syrien-occidental. Pendant cette soirée seront également organisés des parrainages de familles.
      • Une conférence sera également donnée pendant la semaine, par un ou une intervenant-e de Souria Houria, dans un amphi de l'université. Ce sera le moment, pour ceux et celles qui ont du mal à s'y retrouver dans ce conflit, de comprendre et de s'enrichir. Culturellement bien sûr !

     

    Dans l'immédiat, l'important est d'assurer le succès des rassemblements du samedi. Rendez-vous donc demain sur le parvis (sud) de la Zac Coty !

    (1) le collectif regroupe des citoyens et citoyennes venant en leur nom propre, mais aussi des associations ou organisations politiques et syndicales : Amnesty International (groupe du Havre) / le Mouvement de la Paix / Femmes solidaires (Le Havre) / Solidaires ! / le NPA / Ensemble ! / l’AHSETI / « On en a gros ! » / l’AFPS / RESF / l’UL CGT du Havre / le PCF / la LDH (section du Havre) / la FSU / l’ARAC

    (2) Souria Houria (voir leur site) fait également partie, avec d'autres associations, du CODSSY (COllectif de Développement et Secours SYrien), organisation humanitaire habilitée à recueillir des dons déductibles à 66% des impôts : Cliquer ici.


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  • (NDLR : Nous reproduisons ici une contribution envoyée par un de nos adhérents. Elle ne représente donc pas forcément la position majoritaire de notre mouvement, mais il s'agit d'un apport à la discussion sur le sujet de l'énergie nucléaire et les énergies alternatives, qui traverse notre mouvement comme d'autres. )

    Fermer Fessenheim ne doit pas rimer avec relancer Paluel !

    Fessenheim : pas de fermeture sans reconversions garanties pour les travailleurs-euses, dans leur région.Le gouvernement, les patrons d’EDF et leurs partenaires entrepreneurs veulent lier la fermeture de Fessenheim à la réactivation rapide de la centrale de Paluel et à la relance du chantier de Flamanville en Normandie. En effet, dans les négociations avant l’accord du 24 janvier 2017, le gouvernement menaçait, au cas où EDF ne votait pas sa proposition de fermeture et d’indemnisation de la centrale de Fessenheim, de ne pas permettre la poursuite du chantier de Flamanville et de ne pas relancer le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime), en arrêt prolongé à la suite de la chute d’un générateur de vapeur de 450 tonnes dans le bâtiment réacteur. Les habitants de la Normandie ont donc été sacrifiés aux appétits des nucléocrates.

    En vérité, les centrales de Paluel et Penly sont vieillissantes comme Fessenheim. Les réparations et la mise en conformité avec les nouvelles règles de sécurité adoptées après Fukushima coûtent cher. Dans Le Parisien du 19 janvier 2017, Pierre-Franck Chevet, directeur de l’Agence de sécurité nucléaire appelée familièrement « le gendarme du nucléaire », estimait que les difficultés financières d'Areva et EDF font peser un risque sur la sûreté des centrales. Ces deux entreprises vont être tentées faire des économies sur les mesures de sécurité, déjà peu convaincantes.

    Abandonner le chantier de l'EPR de Flamanville !

    Ce chantier ne sera pas terminé quand son autorisation s’achèvera. Les retards viennent de la conception initiale, non conforme aux mesures de sécurité en vigueur à la date de son ouverture et encore moins conforme aux nouvelles mesures de sécurité, A cela s’ajoute la falsification des tests de qualité sur la cuve fabriquée et livrée par Creusot Loire dans laquelle une fêlure importante a été découverte. C’est un gâchis qu’il faut arrêter au plus vite.

    Nous devons tous être mieux protégés,  les Normands comme  les Alsaciens, les Suisses et les Allemands. Tous mieux protégés contre les dangers des centrales nucléaires françaises vieillissantes. La logique voudrait qu’après Fessenheim, deux, trois anciennes centrales nucléaires soient fermées au plus vite, qu’on arrête d’engloutir des sommes immenses dans cette énergie de plus en plus chère, dangereuse, dont les effluves, même en temps normal augmentent le taux de cancer des riverains, et au démantèlement de laquelle il faudra consacrer encore des milliards d’euros, au détriment de la prospérité et de la santé des générations futures.

    Les travailleurs de l’énergie et de la construction, les nombreux sous-traitants, affectés à ce secteur, ne devraient pas non plus être exposés à ces dangers et ne devraient pas faire les frais des erreurs du gouvernement et d’EDF. Le démantèlement de Fessenheim devrait être mené à bien par des équipes qualifiées avec une reconversion garantie des travailleurs et travailleuses de la centrale vers des emplois à qualification, perspective de carrière et proximité égales. Garantissons aussi aux travailleurs de Paluel et Penly la même reconversion digne. Le démantèlement prioritaire des centrales nucléaires doit être mené en même temps que le développement des sources d’énergie renouvelables et des économies d’énergie.  La transition doit être organisée par des consultations démocratiques au niveau national, au niveau des usagers et riverains, et au niveau des travailleurs de l’énergie.

    Un débat doit s’ouvrir dans le mouvement syndical et entre celui-ci et les associations écologistes, de riverains et d’usagers. Signalons que les positions syndicales ont déjà évolué à ce sujet et méritent d’être connues. La position de la Fédération nationale mines-énergie de la CGT sur les questions de transition énergétique peut être lue ici . Par ailleurs des secteurs du mouvement syndical international ont adopté le mot d’ordre « le réchauffement climatique global est mauvais pour les ouvriers » (voir, pour les familiers de la langue de Shakespeare, ce blog.).

    Dans ce domaine comme dans d'autres, le dialogue et l’unité d’action sont urgents.

    M. LAMARE


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