• Liberté pour Salah Hamouri !

    Le 13 septembre, le juge de la Haute-cour a décidé que Salah Hamouri passerait devant la cour de justice de Jérusalem, dans la semaine du 18 septembre, sans préciser la raison, ni le jour ni l'heure.

    Le 14 septembre, Salah Hamouri a été placé en détention administrative. La cour du district de Jérusalem décidera de sa peine exacte le dimanche 17 septembre à 14h30, heure de Paris.

    Le pire est à craindre... Ces changements constants sont l'illustration que la justice israélienne n'a rien à reprocher à Salah. Il est seulement victime d'un acharnement politique des extrémistes israéliens dérangés par son combat pour le droit.

    Liberté pour Salah Hamouri ! Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été arrêté dans la nuit du 23 août 2017, à son domicile de Jérusalem-Est, par une cohorte de l’armée d’occupation venue le surprendre dans son sommeil. Il est soupçonné d’appartenir à une « organisation politique ennemie ».

    Le 29 août, la Cour statue tout d’abord sur une libération conditionnelle, mais avant même que Salah puisse en bénéficier, il se voit remettre un ordre de détention administrative d’une durée initiale de 6 mois signé par Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la défense. Depuis des décennies, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés sous « détention administrative » sans être informés de la raison de leur emprisonnement, sans inculpation ni procès.

    Depuis l'âge de 16 ans - c'était alors la deuxième Intifada, Salah Hamouri a été arrêté plusieurs fois et a passé 7 ans dans les prisons israéliennes. Libéré en 2011, marié avec une citoyenne française en 2014, il devient avocat et met ses compétences au service des 6300 prisonniers palestiniens des prisons militaires israéliennes.

    Cet acharnement de l’État israélien contre Salah Hamouri et sa femme Elsa Lefort, expulsée vers la France alors qu'elle était enceinte de 6 mois en janvier 2016, est profondément ancré dans le régime colonial mis en place par Israël. En s’attaquant à un avocat, qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit, qui luttent contre l’occupation. Salah n'a pas revu sa famille depuis l'expulsion d'Elsa.

    Un collectif s'est créé (libertepoursalah) afin que La France, déjà coupable de laisser Israël violer sans cesse les droits de l’homme et le droit international, agisse pour la libération de Salah Hamouri, pour faire respecter les droits d'un de ses citoyens.

    Dans le même temps, le gouvernement israélien multiplie les destructions au bulldozer des infrastructures palestiniennes en Cisjordanie, et expulse les palestiniens vers les enclaves de l'Autorité Palestinienne. Ces exactions sont dénoncées y compris par des journalistes israélien-ne-s. Voir par exemple le tout récent article de Amira Hass sur le blog de l'agence média Palestine.

    Dans ce contexte, l'annonce que le tour d'Italie cycliste, le Giro, partira d’Israël en 2018 est une double provocation. Une première car ce sera à l'occasion du 70ème anniversaire de la création d'Israël, création artificielle due à la mauvaise conscience des puissances occidentales après la Shoah, et qui fut à l'origine, dès le lendemain du vote de l'ONU actant sa création, de 70 ans de guerres, de déportations, de morts, d'injustice et de souffrances. Une deuxième provocation car l'arrivée de ce même Giro se fera au... Vatican ! On aurait voulu par là marquer une préférence pour les religions juives et catholiques, en "oubliant" l'islam, qu'on n'aurait pas fait mieux ! Mais il parait que c'est un message de paix. Là encore en oubliant les palestiniens et palestiniennes ? On savait le sport cycliste gangréné par l'argent, depuis quand est-il également assujetti aux religieux ? Faudra t-il mettre une kippa et une soutane pour pédaler désormais ?

     


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