• Dans la rue le 22 mars !

    Dans la rue le 22 mars !Après les mobilisations des personnels et résident-e-s des EHPAD, celles des retraité-e-s, et bien sûr celles des employé-e-s et ouvrier-e-s des entreprises candidates aux licenciements boursiers, ce sera au tour jeudi de la fonction publique et des cheminot-e-s.

    Prémices à un réveil durable de la combativité ? Nous l’appelons de nos vœux !

    Depuis les mobilisations hélas non couronnées de succès contre la loi travail, les gouvernements successifs se croient tout permis, prétendent passer outre le débat parlementaire en légiférant par ordonnances, ne conçoivent la « concertation » avec les partenaires sociaux que comme un moyen de leur dicter les choix patronaux.

    La phrase la plus stupide et méprisante de la semaine revient sans doute à un de nos ministres, à qui un journaliste demandait si le gouvernement ne redoutait pas une explosion sociale : « Si les syndicats ne s’exprimaient pas aujourd’hui, c’est comme si le curé ne disait pas la messe le dimanche »

    Ce qui veut dire, en français (tradition orale du début XXIème siècle) : « cause toujours, tu m’intéresses ».

    Faire payer les ravages du capitalisme par ceux et celles qui en sont victimes ne dure qu’un temps. Lorsqu’on nous bassine à longueur de journal télé que « la croissance repart », il est normal que les créateurs et créatrices de cette richesse réclament leur part !

    Avec d’autres organisations et mouvements politiques, nous prendrons toute notre part dans ce combat. La déclaration unitaire ci-dessous est le signal que l’unité politique est aussi possible et souhaitable que l’unité syndicale. Avec les autres organisations signataires, nous serons dans la rue le 22 mars et resterons disponibles ensuite pour mener ce combat commun :

    Déclaration unitaire 

    " Voilà des années que les gouvernements successifs ont fait le choix de la privatisation des transports contre le climat, l'égalité et le social : sous-investissent dans le rail et  investissement massif  vers autoroutes et autocars, privatisés qui favorisent notamment l’explosion du trafic de marchandises par poids lourds.

    Depuis 1997 et la création de RFF, la SNCF est toujours plus segmentée, pour casser le corps social cheminot et poursuivre les privatisations  préconisées par les « directives » européennes. Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique, de l’éclatement de la SNCF. Partout en Europe, les recettes qu’il veut appliquer  produisent la disparition de  lignes, l’explosion des prix, la vétusté des installations et des trains, la disparition du fret. C'est toute la population qui paie triplement l'addition : financièrement, par l'inégalité territoriale induite et par sa santé altérée par la pollution générée.

    Après 20 ans d'une libéralisation amplifiée, l'empilement des directives européennes poussant dans ce sens, Macron propose d’achever le service public ferroviaire par ordonnances avec des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires. Pour y arriver, Il accable les cheminot-e-s, les faisant passer pour des privilégié-e-s qui, comme les retraité-e-s, les étudiant-e-s ou les chômeurs-ses, ruineraient la France. La réalité est tout autre : ils et elles se battent pour sauver l'emploi des générations qui viennent.

    Le train n’est pas qu’un moyen de locomotion, c’est un service public, un outil essentiel à la transition écologique et il est insupportable qu’il puisse s’arrêter aux portes des grandes métropoles. La bataille du service public ferroviaire est d’abord une bataille pour l’égalité.

    Face à ce gouvernement, qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40, les cheminots et les cheminotes ne sont comptables de rien. Pas plus que les étudiant-e-s qui perdent une partie de leurs APL, les retraité-e-s qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant-e-s, les chômeurs-ses ou l'ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant-e-s qui subissent une politique indigne.

    Macron et Philippe veulent en faire des bouc-émissaires ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l'extrême droite partout en Europe.

    Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s. "

    Alternative Libertaire (AL) ; EELV ; Ensemble ! ; Gauche Démocratique et sociale (GDS) ;  Géneration.s, ; Groupe Parlementaire FI ;  NPA ; Nouvelle Donne ; PCF ;  PCOF ; Parti de Gauche (PG) ; République et socialisme. 

    Dans la rue le 22 mars !

     

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  • Commentaires

    1
    Mel Amar
    Vendredi 23 Mars à 17:58

    Je pense qu'il bien d'affirmer le maximum d'unité des forces politiques antilibérales, écologiques et démocratiques, comme réussit à le faire cet appel. C'est un pas vers une coalition porteuse d'un gouvernement émancipateur; Mais il faut aussi, en plus, une unité pour l'action immédiate, encore plus large, la plus large possible, des toutes les forces qui soutiennent les cheminots et défendent les services publics, même si c'est en contradiction avec d'autres aspects de leur conduite.

     

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