• Après Lubrizol et Total : des comités citoyens de vigilance environnementale partout !

    Après Lubrizol et Total : des comités citoyens de vigilance environnementale partout ! Après LUBRIZOL et TOTAL

    L’alerte à l’incendie du samedi 14 décembre à la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher dont les effets ont touché de nombreuses communes jusqu’à Bolbec et Lillebonne, faisant suite à l’incendie de Lubrizol à Rouen le 26 septembre, viennent nous rappeler que nous vivons dans une zone particulièrement sensible. En effet, la région havraise comporte plusieurs usines et sites Seveso recensés ainsi que de nombreux établissements porteurs de risques pour la santé et l’environnement. Chacun connaît d’autres incidents, rapportés dans la presse ou non, recensés ou étouffés.

    La population de la Pointe de Caux est partagée entre d’une part, l’inquiétude pour sa santé et sa sécurité, et d’autre part sa dépendance des emplois offerts dans ces établissements. Elle veut d’abord connaître l’ampleur des risques réels Elle ne se satisfait pas des déclarations émanant de la préfecture et des organismes d’expertise désignés par celle-ci. Elle veut la transparence sur les risques de toute nature (émanations de basse intensité, pollutions de l’air, de l’eau et du sol, incendies, explosions, nuages toxiques, etc) émanant des établissements industriels, agricoles, de transport, de services ou d’habitation, est souhaitable.


    Ensemble ! Le Havre pense qu’il faut retirer le sujet des mains des grandes entreprises, des experts à leur botte, des institutions de L’État habituées à minimiser les risques « pour éviter la panique », et de leurs bureaux d’études attitrés. Il faut le remettre entre les mains des voisins, des salariés des entreprises, de tous les habitants du pays et des zones potentiellement touchées.
    C’est pourquoi Ensemble ! Le Havre a soumis dans sa contribution à l’élaboration des points principaux de la plateforme et du programme de "Pour un Havre des Citoyen.ne.s 2020", avec Jean-Paul Lecoq, le passage suivant, élaboré avant l’accident de Total, et auquel il faudrait donc ajouter « et Total ».

    APRÈS LUBRIZOL, DES COMITES DE VIGILANCE ENVIRONNEMENTALE PARTOUT


    La nouvelle municipalité développera les organes de surveillance des sites industriels et des espaces environnementaux à protéger : pour chaque quartier, pour chaque grand espace vert, pour chaque établissement de production ou de service, pour chaque parcours de transport et zone agricole (en remplaçant ou faisant évoluer les CLIC (Comités locaux d’information et de concertation-Seveso), CLIS (Commissions locales d’information et de surveillance-déchets), et Commissions de suivi de sites).

    La mission de ces comités de vigilance environnementale est de recenser les risques, d’en informer les riverains et la population en général, de diffuser les méthodes de réduction des risques et les plans d’urgence en cas d’incident, de proposer des plans de reconversion écologique, protecteur de l’emploi, et de soutenir les associations de défense de l’environnement et de la santé.

    La composition et le fonctionnement de ces comités doivent être démocratiques, composés en majorité de personnes représentant les intérêts du voisinage, des salariés et de la population en général. Les représentants des entreprises de production et de services, des institutions territoriales et Étatiques, et des bureaux d’études liés à eux doivent être limités à un tiers des sièges de ces comités. Des coordinations démocratiques de ces comités de vigilance par quartier, pour la ville, l’agglomération, le département et la région doivent être mis en place.

    Le Havre, 12 décembre 2019

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  • Commentaires

    1
    John Barzman
    Vendredi 5 Juin à 11:42

    Une étude scientifique sur les moyens d'alerter la population face aux risques industriels dans la vallée de la Seine

    Ce que nous disent les sirènes...

    Un an avant Lubrizol, Eric Daudé, géographe à l'Université de Rouen, réalise une enquête sur la perception du risque industriel par les habitants de l'agglomération rouennaise. L'étude recèle une manne d'enseignements que son auteur a présenté devant le groupe du travail du CESER sur l'information des populations en situation de crise, le 18 mai dernier.

    https://journals.openedition.org/cybergeo/34020

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