• A propos de la constitution d'un nouveau groupe au Conseil municipal

    Le Havre, Le 25 novembre 2014


    Les Havrais et Havraises ont appris par les journaux la constitution d’un nouveau groupe au conseil municipal de notre ville du Havre : « Pour une nouvelle gauche au Havre ».


    Nous comprenons l’émotion que cette annonce a suscitée, et la crainte que cela crée une nouvelle division dans les rangs de la gauche havraise refusant l’austérité gouvernementale. Car avec la population qui subit avec colère les mesures antisociales du gouvernement, nous partageons le souhait que le front de gauche se renforce et s’élargisse au Havre comme partout en France.


    Les déclarations de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF indiquent que ce parti souhaite le rassemblement avec celles et ceux qui, membres jusqu’ici du PS, ne soutiennent plus la politique d’austérité du gouvernement Hollande-Valls. C’est ce qu’ont fait clairement Christian Bouchard et Muriel De Vriese.


    Nous avions apprécié les promesses faites par la liste du « Havre à coeur » de contribuer à une intervention citoyenne sur les affaires de la cité. Nous pensons que la perte de crédibilité des partis politiques, exprimée notamment par le taux d’abstention élevé dans les quartiers les plus touchés par la crise, exige que ces promesses d’un renouveau de la vie démocratique soient concrétisées maintenant le plus rapidement possible. Nous saluons d’ailleurs les premiers efforts effectués dans ce sens par Gérald Maniable, en espérant que ce soit bientôt toute la population qui soit invitée à un travail citoyen de préparation des conseils municipaux, avec des documents remis à l’avance à tous les habitants et habitantes de la ville.


    Il était concevable que la réponse à cette situation nouvelle conduise à un débat citoyen pour prendre la décision adéquate. Il était également concevable que le groupe "Le Havre à coeur" propose à ces deux anciens militants du PS de le rejoindre. Cela a t-il était fait ? Les divers courriers contradictoires reçus à ce jour ne nous permettent pas d'en juger.


    Quoi qu'il en soit, le minimum aurait été que nous soyons consultés, nous qui avons mené campagne avec la liste « Le Havre à coeur ». Cela n’a pu se faire, et nous regrettons que le groupe « Havre à coeur » n’ait pas accueilli Christian Bouchard et Muriel de Vriese dans ses rangs.


    Nous prenons donc acte de la création du nouveau groupe municipal, en espérant que les deux groupes de gauche pourront prochainement travailler ensemble et mobiliser les citoyens, tant contre les mesures d’austérité du gouvernement actuel, que contre les politiques de droite, dont la politique actuelle n’est que la continuité.


    Notre espoir est grand que, pour le scrutin des cantonales en mars 2015, la gauche du refus de l’austérité soit rassemblée dans toutes ses composantes avec le Front de Gauche en première ligne, au Havre comme partout. Nous ferons prochainement des propositions en ce sens à nos partenaires du Front de Gauche.


    Le collectif ENSEMBLE du Havre,
    Et ses candidat(e)s sur la liste municipale « Le Havre à coeur » : Gilles Houdouin, Evelyne Barq, Bruno Fouquet, Christine Letouzey


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  • Commentaires

    1
    JB
    Mardi 6 Janvier 2015 à 07:05

    L'impopularité du PS, porteur de l'austérité néo-libérale, contraint de nombreux électeurs attachés à la gauche à l'abstention ou à la recherche d'une alternative à gauche. Ce peut être la possibilité de renforcer et d'élargir le Front de  gauche, et de l'ancrer pour une longue bataille.

    Ce peut être aussi l'occasion pour certains d'occuper un créneau provisoirement, le temps de se faire connaître ou élire, avant de procéder à de nouveaux regroupements avec les forces porteuses de l'austérité de gauche (PS hollandistes ou aubrystes, radicaux), du centre ou de droite modérée (verts austéritaires, juppéistes locaux).

    La participation des citoyens doit se faire à la fois  directement entre individus et élus et par le biais d'organisations (partis, fragments de partis en cours de formation, syndicats, associations) qui sont capables de représenter les individus. Les individus ne sont pas disponibles à temps plein et partout pour répondre aux questions de tous leurs élus sur toutes les questions. C'est l'utilité des organisations.

    2
    gilbair
    Dimanche 1er Février 2015 à 10:33

    La démocratie représentative, appelée aussi "démocratie délégative", est l'une des formes de la démocratiedans laquelle les citoyens expriment leur volonté par l'intermédiaire de représentants élus à qui ils délèguent leurs pouvoirs. Ces élus, qui représentent la volonté généralevotent la loi et contrôlent éventuellement legouvernement

    Une des conditions pour que le régime soit démocratique est que, grâce à des élections ayant lieu à des échéances régulières, le mandat des représentants soit limité dans le temps (pas de charges à vie ou héritées). Aucun gouvernement n'est jamais installé définitivement. L'opposition est considérée comme une force légitimeet toutes les tendances sont admises à s'exprimer. En outre, l'espoir d'accéder au gouvernement est ouvert à tous.

    La démocratie représentative s'oppose à la démocratie directe, beaucoup moins répandue, dans laquelle c'est peuple qui prend lui-même les décisions. 

    La plupart des démocraties actuelles ont adopté le système de la représentation dès leur instauration.

    Les limites de la démocratie représentative : 

    • Insuffisance de la représentativité. La composition socioprofessionnelle des élus est souvent très éloignée de celle du corps électoral (revenusinstructionclasses sociales, origine culturelle, sexe...).
    • Intérêts des élus ne coïncidant pas nécessairement avec ceux des électeurs.
    • Concentration des pouvoirs qui favorise la corruption.
    • Quasi-impossibilité d'être élu si l'on n'est pas candidat au nom d'un parti. L'élu agit alors en conformité avec la ligne politique de son parti et non en fonction de ses convictions propres.
    • Risque d'absentéisme.
    • Tendance à la concentration des forces politiques et souvent au bipartisme.
    • Conflit d'intérêts. Ex: députés qui déterminent eux-mêmes leurs propres salaires.
    3
    John
    Dimanche 1er Mars 2015 à 11:20

    Démocratie socialiste


    Faut-il remplacer la démocratie délégative, ou pire encore, la démocratie parlementaire gangrenée par la corruption des élus et la domination capitaliste sur les médias, par une démocratie directe pure? Sans partis? Ou chercher une combinaison de la démocratie délégative et de la directe? C'est un gros débat.


    L'évolution du mouvement marxiste révolutionnaire depuis les années 1980 contient des trésors sur cette question. Voir par exemple Catherine Samary, "Des buts et des moyens : quel projet autogestionnaire socialiste ?",    à l'adresse http://hussonet.free.fr/samapens.pdf  Un jour "ensemble" pourrait en discuter dans son programme sur les fondamentaux.

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