• Halte aux massacre en Syrieil y a environ un mois, un collectif(1) de soutien au peuple syrien s'est formé au Havre :

    D'une part dénoncer les massacres en Syrie et interpeller les gouvernements et l'ONU pour que les peuples engagés dans les conflits en Syrie et au Yémen puissent trouver eux-mêmes une solution au conflit. Les processus révolutionnaires de 2011 en Syrie et au Yémen ne réclamaient que la liberté et la démocratie, et n'ont jamais voulu la guerre qui leur a été imposée par leurs gouvernements.  Ceux-ci sont donc illégitimes pour s'assoir aujourd'hui autour d'une table de négociations. Ne sont d'ailleurs pas plus légitimes les Poutine, Erdogan ou les gouvernements occidentaux. Ceux-ci, en raison de leurs ventes d'armes (en 2016, 40% des ventes d'armes de la France ont été à destination du Moyen-Orient), portent une part de responsabilité du chaos actuel. Rappelons également que c'est le 16 mai 1916 que la France et la Grande-Bretagne, dès avant la victoire, ont signé, avec les accords Sykes-Picot, le dépeçage de l'empire Ottoman et son découpage en zones d'influences sans tenir compte le moins du monde des désirs des peuples de ces régions. Cela fait donc 100 ans que les occidentaux ont bouté le feu au Moyen-Orient.

    D'autre part, pour venir en aide, avec nos moyens, aux familles de réfugié-e-s Syriens du Havre. Celles-ci sont surtout demandeuses de lien social ainsi que de pouvoir apprendre la langue française. Celle-ci pouvant aussi s'apprendre grâce à celui-là.

    C'est pourquoi, pour agir de front sur ces deux points, plusieurs actions ont été décidées, certaines étant déjà commencées depuis décembre :

    1. tous les samedi, un rassemblement est appelé à 15h, parvis sud de la Zac Coty, afin que les familles syriennes puissent se rencontrer et rencontrer des français-es.
    2. c'est aussi l'occasion de distribuer, pour informer et sensibiliser la population, des tracts explicatifs (ici, le premier tract du collectif), et de faire signer une pétition.
    3. Il a été décidé l'organisation d'une "semaine de solidarité avec la Syrie", du 24 février au 3 mars. Des informations plus détaillées seront données ultérieurement. Retenez néanmoins d'ores et déjà que :
      • le coup d'envoi en sera donné par une soirée conviviale à Franklin, le 24 février à partir de 17h, avec une exposition fournie par Souria Houria(2) (Syrie Liberté), des témoignages de réfugié-e-s, et un repas partagé syrien-occidental. Pendant cette soirée seront également organisés des parrainages de familles.
      • Une conférence sera également donnée pendant la semaine, par un ou une intervenant-e de Souria Houria, dans un amphi de l'université. Ce sera le moment, pour ceux et celles qui ont du mal à s'y retrouver dans ce conflit, de comprendre et de s'enrichir. Culturellement bien sûr !

     

    Dans l'immédiat, l'important est d'assurer le succès des rassemblements du samedi. Rendez-vous donc demain sur le parvis (sud) de la Zac Coty !

    (1) le collectif regroupe des citoyens et citoyennes venant en leur nom propre, mais aussi des associations ou organisations politiques et syndicales : Amnesty International (groupe du Havre) / le Mouvement de la Paix / Femmes solidaires (Le Havre) / Solidaires ! / le NPA / Ensemble ! / l’AHSETI / « On en a gros ! » / l’AFPS / RESF / l’UL CGT du Havre / le PCF / la LDH (section du Havre) / la FSU / l’ARAC

    (2) Souria Houria (voir leur site) fait également partie, avec d'autres associations, du CODSSY (COllectif de Développement et Secours SYrien), organisation humanitaire habilitée à recueillir des dons déductibles à 66% des impôts : Cliquer ici.

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  • (NDLR : Nous reproduisons ici une contribution envoyée par un de nos adhérents. Elle ne représente donc pas forcément la position majoritaire de notre mouvement, mais il s'agit d'un apport à la discussion sur le sujet de l'énergie nucléaire et les énergies alternatives, qui traverse notre mouvement comme d'autres. )

    Fermer Fessenheim ne doit pas rimer avec relancer Paluel !

    Fessenheim : pas de fermeture sans reconversions garanties pour les travailleurs-euses, dans leur région.Le gouvernement, les patrons d’EDF et leurs partenaires entrepreneurs veulent lier la fermeture de Fessenheim à la réactivation rapide de la centrale de Paluel et à la relance du chantier de Flamanville en Normandie. En effet, dans les négociations avant l’accord du 24 janvier 2017, le gouvernement menaçait, au cas où EDF ne votait pas sa proposition de fermeture et d’indemnisation de la centrale de Fessenheim, de ne pas permettre la poursuite du chantier de Flamanville et de ne pas relancer le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime), en arrêt prolongé à la suite de la chute d’un générateur de vapeur de 450 tonnes dans le bâtiment réacteur. Les habitants de la Normandie ont donc été sacrifiés aux appétits des nucléocrates.

    En vérité, les centrales de Paluel et Penly sont vieillissantes comme Fessenheim. Les réparations et la mise en conformité avec les nouvelles règles de sécurité adoptées après Fukushima coûtent cher. Dans Le Parisien du 19 janvier 2017, Pierre-Franck Chevet, directeur de l’Agence de sécurité nucléaire appelée familièrement « le gendarme du nucléaire », estimait que les difficultés financières d'Areva et EDF font peser un risque sur la sûreté des centrales. Ces deux entreprises vont être tentées faire des économies sur les mesures de sécurité, déjà peu convaincantes.

    Abandonner le chantier de l'EPR de Flamanville !

    Ce chantier ne sera pas terminé quand son autorisation s’achèvera. Les retards viennent de la conception initiale, non conforme aux mesures de sécurité en vigueur à la date de son ouverture et encore moins conforme aux nouvelles mesures de sécurité, A cela s’ajoute la falsification des tests de qualité sur la cuve fabriquée et livrée par Creusot Loire dans laquelle une fêlure importante a été découverte. C’est un gâchis qu’il faut arrêter au plus vite.

    Nous devons tous être mieux protégés,  les Normands comme  les Alsaciens, les Suisses et les Allemands. Tous mieux protégés contre les dangers des centrales nucléaires françaises vieillissantes. La logique voudrait qu’après Fessenheim, deux, trois anciennes centrales nucléaires soient fermées au plus vite, qu’on arrête d’engloutir des sommes immenses dans cette énergie de plus en plus chère, dangereuse, dont les effluves, même en temps normal augmentent le taux de cancer des riverains, et au démantèlement de laquelle il faudra consacrer encore des milliards d’euros, au détriment de la prospérité et de la santé des générations futures.

    Les travailleurs de l’énergie et de la construction, les nombreux sous-traitants, affectés à ce secteur, ne devraient pas non plus être exposés à ces dangers et ne devraient pas faire les frais des erreurs du gouvernement et d’EDF. Le démantèlement de Fessenheim devrait être mené à bien par des équipes qualifiées avec une reconversion garantie des travailleurs et travailleuses de la centrale vers des emplois à qualification, perspective de carrière et proximité égales. Garantissons aussi aux travailleurs de Paluel et Penly la même reconversion digne. Le démantèlement prioritaire des centrales nucléaires doit être mené en même temps que le développement des sources d’énergie renouvelables et des économies d’énergie.  La transition doit être organisée par des consultations démocratiques au niveau national, au niveau des usagers et riverains, et au niveau des travailleurs de l’énergie.

    Un débat doit s’ouvrir dans le mouvement syndical et entre celui-ci et les associations écologistes, de riverains et d’usagers. Signalons que les positions syndicales ont déjà évolué à ce sujet et méritent d’être connues. La position de la Fédération nationale mines-énergie de la CGT sur les questions de transition énergétique peut être lue ici . Par ailleurs des secteurs du mouvement syndical international ont adopté le mot d’ordre « le réchauffement climatique global est mauvais pour les ouvriers » (voir, pour les familiers de la langue de Shakespeare, ce blog.).

    Dans ce domaine comme dans d'autres, le dialogue et l’unité d’action sont urgents.

    M. LAMARE

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  • Pollution aux particules fines : au Havre, on fait quoi ?Cela fait 5 jours de suite depuis le 19 janvier qu’ Air Normand indique que l’air que nous respirons au Havre est soit mauvais, soit très mauvais. On connaît la gravité de cette pollution pour les enfants, les anciens, les personnes à santé fragile. C’est une ville ouvrière déjà touchée par les maladies professionnelles ( les méfaits de l’amiante frappent toujours) qui subit ainsi cette double peine.

    La loi indique le droit à un air respirable. La responsabilité des élus est donc engagée. D’autant que des moyens existent pour prévenir la population et réduire cette pollution. Pourquoi, pour commencer, ne pas avertir par le moyen d’une information donnée aussitôt sur les panneaux publicitaires ? (même si on peut aussi se poser la question du bien fondé de ces panneaux qui apportent aussi leur lot de pollution !)

    L’émission d’ actualité de mercredi 24 janvier sur FR3 a indiqué notre retard par rapport à des pays comme la Finlande concernant la pollution produite par les navires à quai. Selon le spécialiste interviewé il faudrait attendre encore 10 ans pour que les quais soient équipés en postes de GNL ( gaz naturel liquéfié ) et en branchements en électricité permettant de réduire cette pollution considérable qui frappe les Havrais. Par exemple, un paquebot de croisière à quai pollue autant qu'un million de voitures, en termes d'émission de particules fines et de dioxyde d'azote car les moteurs tournent en permanence pour l'alimentation du navire en électricité.

    La majorité au pouvoir dans la cité refuse la mesure de justice appliquée à Rouen et à Paris : la gratuité des transports en commun au moins pendant les jours où la pollution est la plus grave. Mais pourquoi ne pas aider d’une façon permanente à la diminution de l’emploi de la voiture par l’extension sans retard des trams jusqu’aux quartiers sud, jusqu’à Harfleur et Gonfreville l'Orcher, et jusqu’à la zone industrielle et portuaire. Pourquoi ne pas créer dès maintenant des parkings relais aux entrées de la ville ? Par exemple, le parking toujours désespérément vide du stade océane pourrait servir de parking relai, en étendant les lignes de tramway. C'est un projet largement faisable qui a déjà été évoqué lors des élections municipales, beaucoup moins cher et plus efficace qu'un téléphérique ! On nous rétorquera (l'argument habituel ) que la ville n'a pas la main sur la gestion du parking, mais avec juste un peu de volonté politique, on peut beaucoup de choses, monsieur le maire.

    Et pourquoi, en allant plus loin, refuser des transports publics gratuits en permanence ce qui serait une bonne façon de réduire chaque jour la circulation automobile ? Plusieurs communautés de communes, de tous bords politiques, l'on déjà fait, et nous n'avons pas connaissance qu'elles auraient été mises en faillite !

    Ne faudrait-il pas également développer au Havre des recherches universitaires pour diminuer encore les pollutions portuaires, industrielles, et des transports des camions des automobiles ?

    Voici des luttes qui pourraient rassembler tous les syndicats, toutes les associations, tous les partis et mouvements qui mettent « l’humain d’abord » au cœur de leurs préoccupations.

    Notre mouvement ENSEMBLE ! est né à la fois de l’ exigence de tenir compte de la lutte contre la pollution et de la nécessité de rassembler les forces de transformation sociale et écologique. Notre collectif havrais se tiendra au premier rang de ces luttes

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  • Pour un rassemblement aux législativesEnsemble ! , après avoir pris la décision de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux élections présidentielles, œuvre déjà conformément à ce que nous avons toujours défendu, pour qu'aux législatives qui suivront, dans chaque cirsconscription, un-e seul-e candidat-e porte les couleurs de la gauche radicale, alternative et combative : de France Insoumise au NPA, en passant par le PCF, EELV, Nouvelle Gauche Socialiste ou Nouvelle Donne,  nous devons tous faire front commun et mettre un seul bulletin de vote dans l'urne.

    Concernant le PCF, Nouvelle Gauche Socialiste et nous, qui appelons tous à soutenir Mélenchon, sans pour autant nous fondre dans France Insoumise dont nous n'approuvons pas les méthodes de fonctionnement, il serait incompréhensible pour tout le monde qu'aux législatives, nous nous déchirions entre plusieurs candidatures.

    Concernant le NPA et EELV : même si leurs choix aux présidentielles sont différents du nôtre, nous les appelons également à renoncer à un éparpillement mortifère au moment des législatives.

    une circonscription = un seul candidat, une seule candidate pour tous et toutes nous représenter !

    Bien entendu, le panel des candidatures devra être représentatif de toutes les forces qui auront participé à ce rassemblement. C'est à cette condition que, quel que soit le résultat des présidentielles, la dynamique de la candidature Mélenchon, déjà bien installée dans le paysage à 4 mois des élections, pourra être amplifiée par la présence de nombreux-euses élu-e-s de la gauche anti-libérale et anti-capitaliste au parlement.

    Nous appelons donc de nos vœux des discussions entre tous les partis et mouvements cités plus haut pour aboutir à un tel rassemblement.

    Néanmoins, parmi les candidatures qui ont déjà pu circuler un peu partout dans la presse, il en est une qui nous semble légitime et que nous appelons à soutenir d'ores et déjà : il s'agit de celle de Jean-Paul LECOQ dans la 8ème circonscription. Eu égard à ses engagements, à sa présence sur tous les fronts, qu'il s'agisse de lutter contre la fermeture de Lafarge, de s'embarquer sur un bateau de la flottille pour Gaza, dans un avion pour soutenir le combat des sahraouis, ou encore de faire parrainer des familles menacées d'expulsion, il sera notre candidat. Seul un rassemblement large derrière sa candidature permettra de reprendre la circonscription au PS, et surtout d'éviter l'élection d'un député FN.

    Pour finir, et parce qu'il est rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour un cadre large et unitaire de discussion et d'action, tant pour les présidentielles que pour les législatives, voici deux appels parus avant-hier et la semaine passée dans l'Humanité qui vont dans le même sens. Puissent-ils être entendus :

    Où allons nous ?

    Par Francine Bavay (Conseillère fédérale EELV), Patrice Cohen-Séat (PCF), François Longérinas (PG), Myriam Martin (Ensemble !), signataires de l’appel « En 2017, Faisons Front commun »

    Après 5 ans d’un gouvernement qui, à l’exception du mariage pour tous, a mené une politique similaire à celle de la droite, celle-ci s’apprête à revenir au pouvoir, radicalisée par sa concurrence avec une extrême droite dopée à la haine et au racisme.

    Il n’y a qu’une réponse possible à cette situation catastrophique : ouvrir à gauche et dans l’écologie la perspective d’une véritable alternative d’émancipation qui donne espoir et remobilise les classes populaires aujourd’hui désorientées et en colère. Il faut pour cela un projet novateur qui réponde aux besoins d’égalité, de solidarité et de fraternité. Qui affronte les défis d’une mondialisation dominée par la finance internationale et propose un nouveau mode de développement anti-productiviste et une refondation de l’Europe. Qui tourne le dos au démantèlement des droits du travail et donne de nouveaux pouvoirs aux salariés. Qui s’engage résolument dans la vitale transition écologique. Qui aille vers une 6ème République sociale et citoyenne.

     Mais pour que cette perspective puisse être porteuse d’une dynamique politique victorieuse, encore faut-il en créer les conditions avec un candidat qui l’incarne et puisse battre à la fois les sociaux libéraux, la droite et l’extrême droite. C’est pourquoi nous avons choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon. Cette candidature a rencontré indéniablement un écho dans l’opinion. Il faut maintenant qu’elle puisse rassembler largement. Malgré la très belle campagne qu’il avait faite en 2012, il s’en est fallu d’un cheveu que les forces du Front de gauche ne se mettent pas d’accord pour reconduire Jean-Luc Mélenchon comme candidat à la Présidentielle. C’est chose faite, heureusement, grâce notamment aux dix mille militant-e-s communistes, d’Ensemble!, du Parti de gauche, écologistes et bien d’autres  qui se sont mobilisés dans l’appel à faire Front commun que nous avions lancé en septembre. Mais c’est chose faite du bout des doigts, sans accord politique, chacun avec sa bannière et son propre programme, et sans campagne ni cadre politique commun. Comment alors agréger toutes les forces disponibles et surtout répondre aux exigences d’un fonctionnement plus horizontal et citoyen portées notamment par la mobilisation contre la loi travail et Nuit debout ? C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’un cadre commun de campagne ouvert et pluraliste susceptible de créer une dynamique de rassemblement.

     De plus, la division évitée à la présidentielle rentre par la fenêtre aux législatives et on s’apprête à assister à des affrontements fratricides dans les 577 circonscriptions. Cela aboutirait à éliminer purement et simplement de l’Assemblée nationale la gauche et l’écologie politique dignes de ce nom. C’est de la folie !

     Une fois de plus, nous en appelons à la raison. Toutes les énergies doivent être mobilisées pour que Jean-Luc Mélenchon fasse le meilleur score possible à la présidentielle et – qui sait – crée la surprise et bouscule la donne ; et pour que les électeurs puissent voter dans toutes les circonscriptions pour des candidatures communes rassemblant les forces du Front de gauche, d’EELV et au-delà, dans la dynamique ouverte par la candidature de Jean-Luc Méelenchon. Partout dans le pays nous devons concrétiser un Front commun qui réunisse toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir un nouvel espoir à gauche et dans l’écologie, et battre ainsi la droite et l’extrême droite.

    Pour des candidatures communes aux législatives

    Par Frank Mouly, membre du Conseil national du PCF et initiateur de l'appel à faire Front commun

    La gauche de transformation la plus bête du monde a-t-elle élu résidence en France ? Il semble bien que ce soit le cas.

    Absence de dialogue au cœur du Front de gauche, démarches et stratégies concurrentes, maladresses et querelles personnelles, logiques partisanes reprenant le dessus sur le besoin de rassemblement, incapacité à intégrer significativement les forces citoyennes que nous voulions agréger…, l’année écoulée à bien failli enterrer définitivement l’unité que nous construisions patiemment et parfois difficilement depuis 2005 pour créer un rassemblement à vocation majoritaire : le Front de gauche.

    Bien sûr, le Front de gauche que nous avons connu a vécu. Parce que nous n’avons pas su le faire évoluer vers une véritable force politique et citoyenne. Parce que la création de la France Insoumise a été une façon de l’enterrer, et tout autant la tentation permanente du PCF d’une recomposition avec un Parti socialiste supposé capable d’un retour à gauche miraculeux.

    Notre gauche qui avait su se rassembler, est divisée comme jamais depuis 10 ans. Pourtant, devant l’imminence de la catastrophe, les militantes et militants d’Ensemble ! de la France Insoumise et du PCF ont finalement réussi à faire l’unité sur une candidature commune à la présidentielle, structurante dans le paysage politique. Cela a été une très bonne nouvelle.

    Mais alors que nous commençons, nombreux, à entrer dans cette campagne, autour d’un candidat, d’un programme, l'Avenir en commun et avec des apports importants comme le pacte d’engagement commun proposé par le PCF, la division resurgit par la fenêtre.

    Dans de nombreuses circonscriptions, les déclarations de candidatures concurrentes se multiplient. Des hommes et de femmes qui ont en commun tant de propositions et qui vont tout faire pour que Jean-Luc Mélenchon fasse le meilleur score à la présidentielle, pourraient s’affronter aux législatives. Qui peut comprendre cela ? Qui peut comprendre que l’idée d’un campagne autonome tourne à un affrontement absurde ? Qui peut exiger qu’on se soumette à une Charte qui n’aurait pas été discutée en commun ? Il y a derrière tout cela beaucoup plus de cuisine que de politique et le résultat sera désastreux si nous voulons des élus, des voix et des points d’appuis pour résister et construire.

    L’appel à "Faire Front Commun" lancé en septembre a contribué pour une part significative à parvenir à un choix raisonnable et porteur d’une candidature commune à la présidentielle. Face à la droite et à l’extrême droite, nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de la division aux législatives. Les électeurs ne pourraient en aucun cas l’admettre. Dans les 577 circonscriptions, les 10.000 signataires de notre appel œuvreront inlassablement dans les prochains jours et les prochaines semaines pour que les campagnes présidentielles et législatives soient menées ensemble, dans un même mouvement, et aboutissent à des candidatures uniques aux législatives, discutées et assumées ensemble.

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