• soutien au peuple sahraoui !Le Maroc a expulsé le 7 avril une délégation de juristes européens venue Rabat pour apporter leur soutien à des détenus sahraouis. Les juristes français, belge et espagnols espéraient attirer l'attention sur le cas de treize prisonniers qui ont récemment fait une grève de la faim pour protester contre leur détention.

    Ces treize Sahraouis, ainsi que 11 autres, avaient été condamnés à de lourdes peines de prison après le démantèlement par la force du camp de Gdeim Izik, près de Laâyoune,  par les autorités Marocaines. Les condamnés sont tenus pour responsables de la mort de neuf agents de sécurité marocains pendant l'assaut, qui rappelons le, a fait également de nombreuses victimes, morts et blessés, parmi les 25000 sahraouis qui manifestaient pacifiquement ce jour-là (8 novembre 2010).

     

    C’est pour attirer l’attention sur leur cas et leur grève de la faim, qui s’est récemment achevée après 36 jours, que ces huit juristes s'étaient  rendus à Rabat.

    Un peu d'histoire :

    En 1975, le pouvoir de Hassan II, profitant de l'atmosphère de fin de règne du régime franquiste occupe puis annexe le Sahara occidental sans tenir compte du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui ni des résolutions de l'ONU, ce qui entraîne l'exil des Sahraouis dans le Sahara algérien. Le mouvement de libération sahraoui, le Front Polisario, proclame la RASD (République arabe sahraouie démocratique) en 1976 qui sera progressivement reconnue par les deux tiers des pays africains et plusieurs dizaines d'autres pays dans le monde. Après 15 ans de guerre, l'ONU met en place en 1991 un plan de paix qui prévoit la tenue d'un référendum sous deux ans. Les blocages du Maroc, qui poursuit sa politique coloniale, n'ont pas permis l'organisation de ce référendum à ce jour.

    Pour nous :

    La solidarité avec le peuple sahraoui est donc plus que jamais à l'ordre du jour et ENSEMBLE! fidèle à ses valeurs anti-impérialistes et anti-coloniales demande :

    - l'arrêt de la colonisation du territoire sahraoui par le Maroc

    - l'élargissement de la mission actuelle de l'ONU à la question des droits de l'homme,

    - le respect du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui,

    - la tenue dans les meilleurs délais du référendum prévu par l'ONU.

    Rassemblement de soutien :

    Un rassemblement de soutien aux prisonniers et au peuple sahraoui dans son ensemble a eu lieu hier 20 avril, sur le parvis de la Zac Coty. Nous étions peu nombreux, mais déterminés à obtenir la libération des prisonniers et l'autodétermination du peuple sahraoui.

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  • Claude "Gabriel" JacquinSale temps pour nos anciens. Trois jours après Maya, c'est Claude Jacquin, que beaucoup d'entre nous connaissaient sous le pseudonyme de Gabriel, qui s'est éteint dans la nuit du 16 au 17 avril.

    Ci-dessous, l'hommage écrit par Pierre Rousset sur le site "Europe solidaire sans frontières :

    "Nombre d’entre nous le connaissions depuis longtemps sous son nom de plume, Claude Gabriel. Né Jacquin en septembre 1947, il s’est éteint dans la nuit du 16 au 17 avril. Depuis une décennie, il était atteint d’un cancer qui s’est avéré incurable. Le mal le réduisait parfois au silence, mais dès que possible, il reprenait le fil de ses engagements, continuant à faciliter les relations militantes entre l’Afrique du Sud et la France, analysant l’actualité, menant un débat tenace pour que la gauche radicale intègre les réalités présentes. Jamais, avant la fin, la maladie n’a pu le forcer à l’abandon.

    Membre en France de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), il a intégré dans les années 1980-1990 la direction de la Quatrième Internationale. Il est resté dans nos mémoires avant tout pour les liens qu’il a tissés en Afrique subsaharienne et dans le lancement de la publication Afriques en lutte. Il a cependant, pendant cette période, également suivi le travail jeune et les activités des sections de la QI en Europe occidentale – ainsi que contribué aux sessions de formation organisées à l’Institut d’Amsterdam (IIRE), où se retrouvaient trois mois durant des militantes et militants venus de divers continents.

    Riche d’une expérience polyvalente, Claude fait partie des membres de notre génération qui ont maintenu leurs engagements initiaux, tout en cherchant sans cesse à repenser les conditions changeantes de l’action. Sans perdre des yeux l’Afrique, il s’est « recentré » sur la France et l’Europe en intégrant le Groupe Apex-Isast, « au service des élus, des comités d’entreprises et des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ». Son activité professionnelle lui a permis d’acquérir une connaissance en profondeur des évolutions de nos sociétés et, notamment, du tissu industriel à l’heure de la mondialisation. Claude avait pour constant souci de faire partager cette connaissance, notamment avec des courants radicaux investis sur le terrain syndical, discutant mots d’ordre et perspectives ; il a malheureusement reçu moins de réponses à ses invites au débat que les questions abordées ne le méritaient.

    Claude a participé à la fondation du NPA, puis l’a quitté avec la Gauche anticapitaliste quand elle a rejoint le Front de Gauche. Toujours « quartiste », il était membre d’Ensemble !, la « troisième composante » du FdG.

    Sans chercher à s’imposer, ces dernières années en particulier Claude avait pour ambition d’aider – par le débat, mais aussi en provoquant des rencontres entre mouvements, entre personnes. Nous nous étions au fil des années un peu perdus de vue – quand nous avons renoué, c’était d’emblée en amis. Des amis, il s’en est fait et de très proches, comme en témoignent les premiers messages venus d’Afrique du Sud, peu après son décès. Mercia se rappelle qu’elle l’a pour la première fois attendu à l’aéroport de Cape Town il y a 34 ans de cela. Elle se sent « dévastée » par l’annonce de sa mort, tant il a non seulement été proche de la famille (y compris du chien Sandy), mais à « profondément marqué » sa« conscience et son militantisme politique ». Pour Brian aussi, compagnon de Mercia, Claude a eu « la plus grande influence politique dans [sa] vie ». « Il a tant donné sans rien attendre pour lui même. Il voulait seulement aider ».

    En un jour déjà, des manifestations de solidarité et de tristesse sont arrivées d’Afrique du Sud, du Sénégal, d’Inde, de Pologne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Suisse, de Belgique… Claude était un internationaliste. L’hommage à sa personne et à son engagement ne peut qu’être international.

    Avec une pensée pour sa compagne, Sylvie, qui l’a accompagné durant sa maladie"

    Vous pouvez encore visiter son blog sur notre site national.

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  • Loi Travail : ce n'est pas fini !Le gouvernement, en déployant partout ses CRS y compris contre des manifestant.e.s pacifiques, cherche à briser le mouvement des jeunes. S'il pense que c'est comme cela qu'il va y arriver, il se trompe. Au contraire, il attise le feu et la colère.

    La violence policière est partout : Nantes, Rennes, Caen, Rouen... A Paris, le 14, les CRS ont joué la provocation et harcelé les manifestants tout au long du parcours. Regardez la vidéo ci-dessous. Y voyez-vous des casseurs ? Nous n'y voyons que des jeunes déterminés à obtenir le retrait de la loi El Khomri : manifestation Paris le 14 avril

    Cette violence policière est l'aveu même que la loi Travail est une loi dictée par le grand patronat, et que celui-ci y tient plus que tout. C'est LA réforme du quinquennat, pour Gattaz bien entendu.

    Les jeunes ne s'y trompent pas, qui savent bien que c'est tout leur avenir qui se joue avec cette loi. Mais au travers de leur mobilisation et des nuits debout, c'est plus qu'une opposition à la loi travail qui s'exprime, c'est une aspiration à un autre monde possible, même si pour l'instant les contours en sont encore flous pour beaucoup.

    Il faut travailler à rassembler toutes les forces disponibles pour construire une véritable perspective de transformations sociale, écologique, démocratique, pour le pays. Cela doit se faire en dialogue avec les forces sociales et citoyennes qui sont en mouvement dans le pays. Dans ce cadre, toutes les forces sont utiles.  Il est essentiel de surmonter les obstacles qui existent aujourd’hui pour parvenir à la convergence de tous ceux, toutes celles, qui peuvent apporter leur énergie, leurs idées et leurs forces pour construire une nouvelle force à gauche capable de faire reculer la droite, l’extrême droite et la gauche « Hollande-Valls ». C’est l’exigence qui s’exprime parmi les manifestants contre la loi El Khomri. Nous ne devons pas la décevoir.

    Pour contrer la violence policière, pour montrer au gouvernement que rien n'est encore joué, pour construire cette convergence, il faut réussir la mobilisation du 28 avril, et avancer vers la perspective d'une grève générale.

    Au Havre, la journée du 28 se déroulera comme suit :

    - blocage le matin de 6h00 - 10H00

    - RDV 10h30 à la CCI : manif CCI- Dock-Vauban - rue Archambault - Palais de justice - sous préfecture - Hôtel de ville.

    - Assemblée Générale sur place pour décider de la reconduction du mouvement le lendemain, par exemple par un blocage de la zone industrielle pendant 24h.

     

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  • Maya Surduts, infatigable militante des droits des femmes."Les nôtres"...Nous n'aurions pas pensé devoir ouvrir une telle rubrique sur ce blog, mais la disparition de Maya Surduts ne pouvait, ne devait pas passer inaperçue, après tant d'années passées au service des droits des femmes, et de la lutte politique en général.

    Ci-dessous, nous relayons le communiqué national d'Ensemble ! :

    Elle était Maya pour nous toutes (et tous), infatigable militante du droit des femmes, battant le pavé, ne ratant jamais une réunion, un meeting, une manifestation, fiévreuse et passionnée, de sa belle voix de contralto, elle fustigeait ses “adversaires”, refusait toutes les compromissions, adorait discuter pendant des heures...

    La mort habille mal les militant-e-s. Elle va plus mal encore à notre amie Maya Surduts, de son vrai prénom “Merija”, juive et Lettonne, réfugiée, révolutionnaire, féministe.

    Son aventure militante commença à Cuba dans les années soixante. Elle y resta 7 ou 8 ans avant de se faire virer par le régime Castriste qui la trouvait fort contestataire. Elle entra alors à Révolution!, organisation des années soixante dix, et au MLAC, Mouvement pour la libération de l’avortement et de la contraception. Elle en fut très rapidement une figure emblématique, un modèle pour beaucoup d’entre nous, à l’heure où nombre de femmes mouraient encore d’avoir voulu choisir leur vie. Inoubliable période qui se termina par une victoire et scella pour toujours ce sentiment nouveau qui nous remplissait d’ivresse et de fierté : ensemble, nous étions fortes, différentes, nous changions la vie.

    Le féminisme alors chevillé au corps à partir de cette expérience forte et historique, Maya ne quitta jamais son combat, à la LCR pendant de très nombreuses années, à la Gauche Unitaire puis à Ensemble ! et surtout à la CADAC et au Collectif National des droits de Femmes.

    Image inoubliable de femme, belle, rebelle, indépendante et volontaire, qui puisait ses racines loin, dans cet entre deux-guerre, de persécutions contre les juifs et les communistes, elle avait construit sa pensée politique dans les guerres d’indépendances anti-colonialistes et anti-impérialistes, et avait parcouru toutes les aventures militantes des années soixante-dix à nos jours. Maya n’aura jamais posé ses valises.

    Elle nous laisse des milliers de souvenirs, belle silhouette de femme énergique que rien, ni personne n’intimidait, qui put paraitre austère du fait de son intransigeante passion, mais dont nous connaissions aussi la grande tendresse de l’amitié entre femmes qui partageaient les mêmes idées, l’humour des moments de joie et de rires, la générosité de cette superbe ainée,qui força bien souvent notre admiration.

    Adieu Maya.
    Impossible d’imaginer que tu ne seras pas à la prochaine manif.
    Au moins dans nos pensées.

    Cet hymne la symbolise si bien :

    Le temps de la colère, les femmes
    Notre temps, est arrivé
    Connaissons notre force, les femmes
    Découvrons-nous des milliers !

    Le 13 avril 2016.

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  • De la rue au Parlement, bloquons la loi travail !Le marathon parlementaire commence alors que depuis le succès de la pétition, de manifestations en sondages d'opinion l'exigence du retrait du projet monte de partout.

    Les reculs limités et tactiques effectués ne remettent pas en cause la logique du projet qui est l'inversion des normes juridiques en matière du droit du travail et la priorité aux accords d'entreprise.

    Le projet El Khomri c'est tout pour le Medef, le retour à la toute-puissance patronale et rien pour les salarié.e.s, les jeunes, les précaires.

    Partout, des manifestations massives ont eu lieu le 31 mars et ont créé le rapport de force nécessaire afin d'obtenir du gouvernement qu'il retire son projet de loi. Dans de nombreuses villes, ces manifestations se sont poursuivies par des "Nuits Debout", regroupant jeunes et moins jeunes, salarié.e.s, chômeurs, chômeuses et précaires, dans une même conviction : cette loi, on n'en veut pas, cette politique menée au seul bénéfice du patronat par tous les gouvernement successifs depuis des décennies, on n'en veut plus.

    Cette mobilisation de la rue doit avoir une résonance au parlement : pas une voix de député.e.s de gauche ne doit aller à la loi travail.

    F. Hollande et M. Valls en échec sur tous les fronts : c'est une crise politique qui s'annonce. L'échec de l'exécutif ouvre la voie pour une alternative à construire en vue de 2017.

    Une autre politique est possible et indispensable pour lutter contre le chômage et la précarité. C'est ce qu'on dit les centaines de milliers de manifestant.e.s les 9, 17, 24 et 31 mars dernier.

    Créer des emplois c'est possible en revenant aux 35 heures – sans baisse de salaire - et en allant vers les 32 heures en arrêtant les politiques d'austérité, en en finissant avec la financiarisation de l'économie.

    Développer le service public de santé, engager la reconversion écologique de l' économie, favoriser la reprise des entreprises par les salarié.e.s sous forme de coopératives, en finir avec les paradis fiscaux et les licenciements boursiers : autant d'exigences sociales et économiques qui permettront de construire l'alternative à la politique libérale du tandem Hollande-Valls et de son ministre Macron, dont le nouveau mouvement "en marche" (vers quoi ?) est hébergé par l'institut Montaigne, l'un des cercles patronaux le plus influent, ce qui en dit long sur l'individu et ses convictions profondes.

    Après la réussite du 31 mars, toutes et tous dans la rue le 9 avril pour permettre la montée en puissance de la colère sociale.

    tract Ensemble ! à lire : ici

     

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